15 mars 2013

Les quatre vérités - David Lodge






Auteur : David Lodge

Traductrice : Suzanne V. Mayoux


Couverture : Bernard Pesce


Maison d'Edition : Payot & Rivages


Parution : 2000


Pages : 160








Le Pitch


À qui David Lodge veut-il dire ses quatre vérités ? À Adrian, l'écrivain qui ne se remet pas d'un premier succès des années auparavant ? À Eleanor, sa femme, avec qui il vit retiré à la campagne ? À Sam, leur ami d'université qui a réussi à Hollywood dans les feuilletons télévisés ? À Fanny Tarrant, la jeune journaliste effrontée qui publie un article féroce sur Sam dans un journal du dimanche ? Sur qui se refermera le piège imaginé par Sam avec la complicité d'Adrian ?



Mon Avis


Nous évoluons ici en compagnie d'Adrian, un écrivain retraité depuis fort longtemps, sa femme Eleanor, Sam leur plus vieil ami - scénariste prolifique pour Hollywood - et Fanny, une jeune journaliste qui ne mâche pas ses mots. Ce quatuor de personnages a été très divertissant parceque sous couvert de politesses et de laissé-paraitre ils ne sont pas très tendres et on en apprends de belles sur chacun d'eux à mesure que s'effritent les masques et que se délient les langues. 

Même si dans cette nouvelle, il est question d'écrivain, scénariste et journaliste, à mes yeux c'est une satire qui peut s'appliquer à tous les médias ainsi qu'à diverses communautés de personnalités publiques... surtout les politiques et les artistes.

Une satire plutôt douce mais assez vive pour être entraînante et pousser à la réflexion. Entre autres ; l'hypocrisie qui se met en place lorsqu'une célébrité d'"envergure" meurt. L'exemple qui parlera à beaucoup : Amy Winehouse. On ne peux pas dire qu'elle ai eue une masse d'admirateurs quand sa vie chaotique s'est étalée dans les tabloïds et pourtant lorsqu'elle est décédée ça a été hommage sur hommage, papiers élogieux sur son talent et patati et patata. Enfin le gros léchage de cul post-mortem dû aux célébrités alors que la majorité des soudains aficionados de la star déchue ne pensaient pas le quart des conneries qu'ils racontaient. Ce qui n'est pas uniquement valable pour la chanteuse mais à peu près pour tous les visages connus et reconnus. Même dans le monde banal du commun des mortels on retrouve ce cas de figure pathos. 

Bien entendu il n'y a pas que ça dans cette courte histoire et d'ailleurs cet aspect n’apparaît que dans la dernière partie, mais je vous laisse découvrir le reste des réflexions sur la renommée, l'attente et l'opinion que l'artiste à de ses oeuvres, de quel façon est-il touché par les critiques etc. pour celles et ceux que cela intéresse. 

J'ai apprécié, vraiment apprécié. C'est très rapide à lire, le récit n'étant composé que de dialogues où presque. Je relirai Lodge à l'occasion, il m'a bien plu. 

2 commentaires:

  1. Ca fait un moment que je vois ses livres à la librairie et que j'hésite. Je tenterai si je le trouve à la bibliothèque :)

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    1. Celui-ci est super court et ma foi ça m'a donné envie de découvrir l'auteur dans un autre de ses romans. J'espère que ça te plaira si tu testes, mais c'est vrai que c'est mieux de le faire via sa bibliothèque lorsqu'on ne connais pas du tout.

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