Auteure : Vanessa Diffenbaugh
Traductrice : Isabelle Chapman
Couverture : Rebecca Parker
Maison d'Édition : Presses de la Cité
Parution : 2011
Pages : 408
Des azalées pour la passion, des roses rouges pour l'amour, du chèvrefeuille pour l'attachement...
Ballottée depuis toujours de familles d'accueil en foyers, Victoria Jones est une écorchée vive que la vie n'a pas épargnée. Incapable d'exprimer ses sentiments à travers les mots, l'orpheline a appris à maîtriser le langage secret des fleurs, qui traduit parfaitement ses émotions extrêmes. A dix-huit ans, elle se retrouve à la rue et se réfugie dans un parc de San Francisco, où elle se crée un véritable jardin secret à partir de boutures volées au gré de ses errances. Sa rencontre avec Renata, une fleuriste, lui fait prendre conscience de son formidable pouvoir : celui d'aider les autres à communiquer leurs sentiments les plus profonds à travers des bouquets savamment composés. Pour la première fois, Victoria se sent à sa place. Il ne lui reste plus qu'à s'ouvrir au monde. Et à régler quelques comptes avec son passé...
Dans l'ensemble cette lecture a été agréable. En fait le terme ne convient pas totalement, c'était tout de même un peu plus qu'agréable tout en ayant certains passages plutôt usants.
Victoria n'a pas été bénie de bonheur dans sa courte vie ; passages éclairs en familles d’accueils pas toutes très accueillantes, une assistante sociale qui la fustige dès qu'elle se fait renvoyer de l'une de ces familles de transition, un long moment en foyer ou tout n'est pas rose avec les autres pensionnaires, ni même avec les adultes ou même dans le milieu scolaire.
On commence l'histoire le jour de ses 18 ans, date anniversaire où elle va enfin pouvoir quitter le foyer et tenter de vivre comme elle l'entends. Sauf que ce n'est pas évident de se faire une place lorsque l'on a, comme Victoria, un caractère sauvage et surtout une tendance tragique à ne pas s'autoriser le bien-être pour ne pas dire le bonheur.
Les seuls moments ou Victoria parait elle-même - sans carapace en titane -, c'est lorsqu'elle s'occupe des fleurs. Des fleurs qui ont une place prédominante à la fois dans sa vie et dans le livre. Un langage secret qu'elle a appris auprès d'Elizabeth, la meilleure mère d’accueil qui l'ai recueilli chez elle au cours d'une période que l'on découvrira au fil des récits flash-back que notre jeune narratrice nous raconte.
C'est un drame, un peu trop dramatique à mon goût tant Victoria se gâche parfois la vie toutefois je suis en mesure de comprendre cet aspect d'elle et ça n'a pas entaché tant que ça ma lecture. C'est une belle histoire malgré ce côté tragique qu'elle prend de temps à autre. Je me suis attachée à Victoria, Elizabeth, Renata, Grant et bien entendu la petite Hazel.
J'ai aussi vraiment aimé que cette histoire soit abordée par le biais du langage des fleurs. Bien que je ne sois pas "main verte" pour un sou, j'aime la nature, ce qu'elle offre et dans ce roman j'ai été servi tant l'aspect "nature" est très bien traité.
Ça a été une très jolie découverte et si vous aimez les tranches de vie avec une touche de parcours initiatique, vous trouverez sans doute de quoi faire belle lecture grâce à ce roman.

Il m'attend dans ma PAL depuis Noël (huhu, ça remonte, déjà xD)
RépondreSupprimerCet inconnu me tente beaucoup :). Il va falloir que je me le procure.
RépondreSupprimerJe te souhaite une bonne lecture alors ^^
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