Maison d'Edition : Gallimard
Parution : 2011
Pages : 402
Miles Halter a seize ans mais n'a pas l'impression d'avoir vécu. Assoiffé d'expériences, il quitte le cocon familial pour le campus universitaire : ce sera le lieu de tous les possibles, de toutes les premières fois. Et de sa rencontre avec Alaska. La troublante, l'insaisissable Alaska Young, insoumise et fascinante. Amitiés fortes, amour, transgression, quête de sens : un roman qui fait rire, et fondre en larmes l'instant d'après...
L'écriture de John Green, accessible et consistante, m'a fait lire ce livre très rapidement et ce, même si la première partie - "Avant" - ne m'a pas plu dans le sens où elle à eu une action "attraction/répulsion". Le personnage d'Alaska étant grandement responsable de l'aspect répulsif.
Je ne suis pas fan des gens qui se complaisent dans le malheur et Alaska, à cause de certains événements se laisse totalement submergée bien qu'elle ne le laisse pas paraitre (de prime abord). De mon point de vue chaque erreur, chaque coup de poing dans la gueule, au coeur et à l'esprit sont des expériences de vie dont on doit tirer parti pour apprendre, se construire et se grandir. Malheureusement pour elle, Alaska est de ceux qui préfèrent s'auto-flageller indéfiniment.
Quant à Miles notre narrateur, il est au début du roman une page vierge qui se noircie petit à petit au fil des rencontres qu'il fait, des histoires qu'il vit avec ses nouveaux compagnons. Je ne sais pas exactement comment le placer puisque ce n'est ni le personnage que j'ai le plus apprécié ni celui que j'ai le moins aimé. J'ai pris plaisir à le voir évoluer, toutefois il a eu plus d'impact sur moi dans "L'Après" où j'ai aimé certaines de ses réflexions et qu'il prenne de l'ampleur. Non les personnages qui m'ont le plus touché sont Le Vieux et Le Colonel même si ce dernier est parfois très excessif concernant certains sujets. Le Vieux, lui, ne fait pas partie de l'action au même titre que les autres. Ses interventions sont périodiques mais ce fût un plaisir de le revoir à chacune d'entre elles. Malgré son grand âge il m'a laissé un sentiment de vitalité que je n'ai pas ressenti outre-mesure chez les autres personnages.
Pour ce qui est du récit, La Mort ? est à mon sens son thème. De quelle façon chacun de nous la perçoit-il ? Comment nous réagissions lorsque nous y sommes confrontés ? Somme-nous triste pour la personne décédé où pour nous ; soit Pourquoi sommes-nous si touchés ? Ces questions sont abordées de manière concrète dans la seconde partie de l'histoire et j'ai aimé parceque les interrogations sur la mort sont aussi des interrogations sur la vie, sur soi.
Toutefois bien que la patte de John Green m'ai embarquée, il n'y a pas d'émotions particulières qui se sont démarquées comme ça a pu être le cas avec des livres de ce genre moins empreints de réalisme.
Je relirai John Green c'est sûr, mais bien que j'ai vraiment apprécié la seconde partie de cette histoire, "Qui es-tu Alaska ?" ne restera pas encré dans ma mémoire fort longtemps. Je conseille pourtant de le lire, c'est un de ces romans Ado/YA qui peuvent apporter beaucoup aux jeunes et moins jeunes lecteurs.

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